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Ce voyage exceptionnel vous conduira au coeur de l'altiplano, entre Chili et Bolivie, là où les lagunes habitées de flamands roses sont bordées de volcans qui touchent le ciel. Au pays de la vigogne, des sources chaudes et des pénitents de glace, nous vous invitons à parcourir un trek inédit puis à gravir deux sommets de plus de 6000 m dont le volcan Parinacota à 6342 m, le Fuji Yama des Andes !
Poser le pied dans la cordillère des Andes est une expérience inoubliable. Cet itinéraire, nous fait entrer dans l'histoire du monde Andin, nous
amène à faire connaissance avec la mythologie aymara. C'est également une découverte du Lago Chungará, des salars et des lagunes, univers
rempli de lamas et d'alpagas qui paissent dans les tourbières. N'oublions pas non plus la découverte de ces incroyables vieux villages avec leurs
églises coloniales. Et pour finir, l'ascension de deux sommets de plus de 6000 mètres, le Guallatire (6063m) et le Parinacota (6340m), moments
inoubliables garantis !

Les milieux naturels traversés sont très divers, les sentiers peu marqués mais dans l'ensemble le cheminement est facile et il n'y a que rarement de grands dénivelés hormis lors des ascensions finales. Le voyage se passe en altitude, froid, vent et soleil fatiguent les organismes. Les participants devront connaitre les risques inhérents à l'altitude.
L'avis du guide:
"Ce séjour permet une immersion dans la fameuse Cordillère des Andes ou les milieux traversés sont très différents. Une bonne condition physique est souhaitable pour réussir l'ascension de ces deux sommets".
Altitude:
La pression atmosphérique diminue progressivement en altitude. A 5000m, il y a 2 fois moins d'oxygène utilisable qu'au niveau de la
mer. L'organisme, dont le fonctionnement dépend étroitement de la quantité d'oxygène disponible dans le sang, va devoir s'adapter
progressivement à cet état "d'hypoxie": le coeur bat plus vite, la respiration est plus rapide et après quelques jours, le nombre de globules rouges augmente: c'est l'état d'acclimatation.
Vol pour Santiago du Chili.
Vous prendrez un vol de Santiago directement pour rejoindre la ville de Arica. Accueil à Arica, transfert puis installation à votre hôtel. Puis, découverte de la ville de l'éternel printemps.
Ce matin nous partons faire connaissance de la ville de l'éternel printemps et découvrons les 3 constructions de type Eiffel situés en bordure d'océan, à savoir l'église, la maison du gouverneur et l'ancien bâtiment des douanes. Un tour au Morro, promontoire qui domine la ville et l'océan fait aussi partie des incontournables. A la fin du 16éme siècle Arica était le port d'exportation de l'argent venant des mines de Potosi. Nous quittons la ville par la vallée de Azapa et ses riches cultures. Nous découvrons quelques richesses archéologiques d'envergure, les géoglyphes et le musée de Azapa avec sa célèbre momie (7000 avant JC). Nous finissons par prendre la route qui s'enfonce dans la précordillère. A un petit col (3100m) nous arrivons à la Pukara de Copaquilla datant du onzième siècle. Nous quittons cet ancestral octroi sur la route de caravanes de lamas venant de Potosi pour descendre à pied vers notre lieu de camp.
La marche se déroule dans une ambiance semi désertique et aborde les contreforts de la cordillère. La végétation change et les plantes ligneuses dominent peu à peu. Nous cheminons en suivant un ancien chemin sur lequel ahanaient autrefois les caravanes de lamas lourdement chargés sous la houlette de leurs conducteurs Aymaras. Nous gagnons l'Apacheta de Laco à 3240 m avec une belle vue sur la vallée dans laquelle on va plonger. Un petit arrêt à la Pukara de Caillama datant du douzième siècle et assez bien conservée avant de finir de se glisser jusqu'au campement.
Aujourd'hui, en route pour Belen nous naviguons entre quebradas et sommets à une altitude moyenne de 3200 m. Au passage nous admirons la très belle église de Pachama est ses fresques murales du 18éme. Le chemin serpente entre plantes ligneuses et plantes cactées et voici l' Apacheta de Belen puis la croix de Tablatablane annonciatrice de la proximité de l'étape. Très belle église de style baroque.
Nous commençons par traverser des cultures d'origan. De nombreuses terrasses témoignent du travail des anciens et nous remarquons le système d'amenée de l'eau qui chemine par la montagne depuis le réservoir de Misaña à 4600 m. Nous passons ensuite par un bois de Queñua , arbre endémique des Andes adapté aux rigueurs climatiques de l'Altiplano. Le camp offre une vue panoramique superbe et permettra de vivre un coucher de soleil somptueux.
Longue journée de marche qui nous voit d'abord franchir la cordillère occidentale pour aborder vraiment l'altiplano. Compte tenu de l'altitude nous cheminons lentement jusqu'au col du Cerro Belen à 4700m accompagnés par notre arriero et ses bêtes. Nous laissons la végétation pour les solitudes arides de l'altiplano et entrerons dans la réserve de la biosphère du parc Lauca. Nous utilisons un cheminement parallèle à cette fameuse ancestrale route de l'argent. L'arrivée au col est saisissante et la vue porte au loin sur le désert et la précordillère à l'ouest et sur l'immensité de l'altiplano à l'est avec en toile de fond les volcans et les glaciers. Un instant de repos avant de se glisser dans une petite vallée qui tranquillement, nous amène sur l'altiplano avec sa faune et sa flore si particulières. Petit à petit on atteint les zones planes pour traverser en ligne droite jusqu'aux tourbières de Chuba "Las Vicuñas".
Aujourd'hui, sera une journée où nous prendrons la mesure de l'altiplano que nous commencerons à traverser en marchant curieusement sur du plat. Les troupeaux de lamas et d'alpacas gambaderont tranquillement dans les tourbières. Mais c'est aussi le royaume de la vigogne, animal gracile aux courbes fines et à la course éblouissante. C'est la gazelle des Andes. On gagnera enfin la petite localité de Guallatire et sa petite communauté d'éleveurs aymaras qui nous accueille dans leur auberge.
Petite matinée de transfert. Ballade en bord de salar. Le salar constitue un écosystème hydrique insolite. Bordée de sommets et de volcans la cuvette reçoit les eaux de ruissellement qui s'évaporent à mesure par effet de la sécheresse de l'air et de l'intensité du rayonnement solaire. C'est le royaume des flamands roses (3 espèces distincte) et des vigognes. Au final nous montons le camp tout près des thermes de Polloquere.
Le lever du soleil est un instant magique sur l'altiplano relevé encore par le fait de l'activité géothermique du lieu. Départ en direction du Chihuana, en chemin nous admirons les petits bois de queñua et aussi les incroyables llareta qui semblent se prélasser avec leur dos vert dur comme de la pierre. Puis ce ne sont plus que des cailloux. En atteignant le sommet (5300 m) on a la sensation d'être comme sur la lune et on a soudain conscience de l'immensité de l'altiplano. Les couleurs ajoutent à l'ambiance et une offrande ou au moins une prière à la Pachamama s'impose.
Nous lèverons le camp pour entamer un transfert de 100 kilomètres vers le nord et nous rallierons le pied du volcan Guallatire. Passé le dernier hameau la piste s'élèvera dans un décor lunaire et dévoilera progressivement l'immensité de l'Altiplano. La laguna Chungara et le Parinacota fermeront l'horizon. Nous nous ménagerons pour le lendemain.
Nous partirons de nuit et cheminerons dans un incroyable dédale de cailloux et de terre. En nous élevant, nous découvrirons de plus en plus détachés vers le nord, le Parinacota et le Pomerabe puis l'Acotango et le Capurata et enfin le Sajama. Vers 5850 m nous rencontrerons les pénitents qui défendent l'accès au sommet que nous atteindrons facilement crampons aux pieds. Devant nous: d'énormes fumerolles et tout l'Altiplano bolivien avec les salars. Descente à Putre (3375 m) en 2h30 de route.
Après une matinée à flâner, nous reprendrons la route et regagnerons l'Altiplano et la tourbière de Caquena. Passant par Parinacota nous nous régalerons du paysage vivant qui nous sera offert.
Journée de repos et d'exploration dans le monde des tourbières pour compléter notre acclimatation.
Montée au camp d'altitude muni de son seul sac de trek, les bagages suivront avec les animaux.
Nous nous lèverons au milieu de la nuit et munis de lampe frontale, nous progresserons pour arriver au sommet avant midi. Le volcan Parinacota ne présentera pas de difficultés techniques, mais la présence de pénitents, la majeure partie de l'année rend l'ascension éprouvante et fera de cette montagne un véritable défi. Un bon mental sera indispensable pour atteindre le sommet avant de rejoindre le camp de base.
Cette journée sera utilisée pour une seconde tentative en cas de temps hostile ou au contraire comme une journée de repos avant de tenter le sommet si le besoin s'en fait sentir.
Quelques heures de route pour regagner le niveau de la mer et la ville, en passant par la Pukara de Copaquilla (départ du trek) puis la quebrada des cactus candélabres, le désert côtier et la Vallée
fertile de Lluta.
Dans la matinée vous quitterez Arica et vous prendrez votre vol pour Santiago. Puis, en continuation votre vol pour la France (Paris).
Jour 20 arrivée à Paris
Suivant les conditions météorologiques et opérationnelles, le guide de haute montagne se réserve le droit de modifier cet itinéraire, pour votre sécurité et celle du groupe.
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